Le vol en montgolfière

Bonjour, je suis Luc Durand et la montgolfière est ma passion. Si vous avez atterri ici, c’est que ça vous intéresse aussi un peu 😉. Vous trouverez sur mon site tout ce qu’il y a à savoir sur le vol en montgolfière, la technique employée, le matériel et les différents évènements organisés en France par des passionnés comme moi.

Sur cette page en particulier, je vous explique le fonctionnement du vol en montgolfière, l’équipement utilisé pour un vol, et surtout le déroulement d’un vol d’une manière très concrète. Il s’agit essentiellement de rassurer ceux qui sont tentés par l’expérience mais qui ont encore un peu peur. Pour que la communauté des aérostiers s’agrandisse encore et toujours ! Une fois que vous aurez fait votre baptême en montgolfière, vous ne pourrez plus vous en passer 😊

Quel est le principe du vol en montgolfière ?

On utilise de l’air chaud pour gonfler un ballon. L’air chaud étant plus léger que l’air ambiant, conformément au principe de la poussée d’Archimède, le ballon s’envole. Il suffit alors de réguler la température à l’intérieur du ballon pour monter ou descendre en altitude. Les déplacements horizontaux se font au gré des vents. Il est possible de se diriger là où on souhaite en cherchant un vent favorable. Pour cela, on fait varier l’altitude de l’aérostat. Voilà, c’est tout simple !

De quoi se compose une montgolfière ?

Une montgolfière se compose de 3 parties distinctes :

L’enveloppe

enveloppe de montgolfière

C’est la toile qui constitue le ballon. Aux débuts de la montgolfière, cette enveloppe était en papier. Puis, elle a été remplacée par une toile en nylon au milieu du 20ème siècle pour des raisons pratiques de solidité.

Les fabricants enduisent le nylon de polyuréthane afin qu’il résiste au mieux à la chaleur et aux UV. Des sangles verticales et parfois horizontales améliorent encore la résistance du ballon. Ce sont elles qui donnent l’aspect compartimenté de la toile en différents fuseaux. Ces sangles sont rattachées à un anneau au sommet de la montgolfière et à des câbles en métal faisant la liaison avec la nacelle sur le côté opposé.

A l’intérieur du ballon, on installe parfois une soupape parachute qui permet de libérer de l’air chaud sur commande et qui sert principalement à un dégonflement rapide.

La taille de l’enveloppe se compte en volume d’air emprisonné et non en unités de surface. Plus le volume de la toile est grand, plus la poussée sera grande, et plus on pourra emmener de passagers. Par exemple, une enveloppe de 2000 m3 pourra transporter jusqu’à 3 personnes tandis qu’une enveloppe de 3000 m3 pourra transporter jusqu’à 5 personnes.

La nacelle

nacelle de montgolfière sur remorque

C’est l’endroit où embarquent les passagers aéronautes et leur aérostier. Elle se présente généralement sous une forme rectangulaire.

On fabrique les nacelles en osier et en rotin pour plus de souplesse et de légèreté. Ces matériaux permettent aussi de garder tout le charme traditionnel des montgolfières.

Les bords supérieurs et inférieurs bénéficient de renforts en mousse et en cuir. Cela améliore le confort des passagers qui peuvent s’appuyer sur les rebords. Et cela permet un atterrissage plus en douceur.

Les nacelles sont tenues par des câbles métalliques solides. Elles disposent souvent d’aménagements pour le matériel aéronautique comme l’altimètre qui indique l’altitude, le variomètre qui mesure la vitesse de montée ou de descente, la radio permettant de communiquer avec le véhicule suiveur au sol, la sonde de température permettant d’évaluer la température de l’air à l’intérieur du ballon, ou encore un transpondeur qui permet d’être localisé par un radar.

On trouve souvent une porte ou un marchepied pour faciliter l’embarquement. Les nacelles commerciales sont équipées pour accueillir de 2 à 32 passagers. La plupart du temps, elles peuvent transporter de 4 à 12 personnes. Lorsque le nombre de personnes est important, elles peuvent être compartimentées.

Le brûleur

double brûleur de montgolfière

Le brûleur permet de chauffer l’air à l’intérieur du ballon. Il est alimenté par des bouteilles de propane liquide. Les bouteilles de gaz sont embarquées dans la nacelle tandis que la structure du brûleur est fixée juste au-dessus.

Pour une heure de vol, il faut compter 40 à 50 kg de propane. Le brûleur est souvent double, triple, voire même quadruple. Cela permet d’avoir plusieurs circuits d’alimentation indépendants avec plusieurs vannes pour les contrôler. Ainsi, si l’un d’eux tombe en panne, il y en aura toujours un autre pour le remplacer et finir le vol tranquillement. De plus, un nombre accru de brûleurs permet une augmentation de puissance plus rapide.

Comment se passe un vol en montgolfière concrètement ?

A quoi faut-il s’attendre lorsqu’on va faire un tour en montgolfière avec un prestataire ?

Les différentes conditions

Tout d’abord, il faut savoir qu’un vol en montgolfière est conditionné à la météo. Ainsi, ce n’est que la veille voire l’avant-veille que se décide le vol. Il faut en effet un temps clair avec peu de vent pour décoller. La pluie et les orages sont rédhibitoires de même qu’un vent trop fort. Et s’il n’y a pas assez de vent, la montgolfière ne se déplacera tout simplement pas. Ainsi, il peut arriver que le temps soit au beau fixe mais que le vol soit annulé dans l’intérêt des voyageurs.

Selon la direction et la force des vents, le pilote aérostier choisit son terrain de décollage. Celui-ci varie donc en fonction des conditions météo mais aussi du lieu de destination voulu. Le terrain doit être suffisamment grand (plus de 50 m par 50 m), et sans obstacles. Il s’agit souvent d’un pré que l’on choisit abrité quand le vent est fort.

Les décollages ont lieu le matin au lever du jour ou le soir au crépuscule, jamais en plein milieu de la journée. En fait, il s’agit d’éviter les courants thermiques néfastes au bon déroulement du vol. Au début et à la fin de la journée, les conditions sont idéales. Heureusement, c’est aussi à ces moments-là que les lumières et les couleurs sont les plus belles. Le vol dure généralement une heure, mais il faut compter 3 ou 4 heures en tout de la préparation au retour vers le lieu de décollage.

La préparation du vol et du ballon

gonflage de montgolfière avec brûleur

Tout d’abord, le pilote fixe le brûleur au-dessus de la nacelle qui a été transportée sur le lieu de décollage dans une remorque. Il relie les bouteilles de gaz au brûleur par des tuyaux souples et teste le circuit pour détecter une éventuelle fuite.

Une fois les vérifications faites, l’enveloppe est sortie de son sac et étendue au sol dans le sens du vent. Le pilote la fixe à la nacelle et aux brûleurs. Puis commence l’opération de gonflage à l’aide de gros ventilateurs spéciaux. Cela prend 5 à 10 minutes.

Mais l’air insufflé est encore froid. Il faut donc le réchauffer avec les brûleurs pour que le ballon commence à s’élever dans les airs. Une fois l’enveloppe relevée, les passagers peuvent monter à bord, et on largue les amarres (reliées au véhicule de transport qui devient véhicule suiveur) pour le grand voyage !

Le pilotage de la montgolfière

pilote de montgolfière dans la nacelle

Autant dire qu’une montgolfière ne se pilote pas vraiment puisqu’elle dérive dans la direction du vent. En fait, l’astuce pour aller là où on veut consiste à trouver le courant d’air qui souffle dans la direction désirée.

Dans cette optique, il faut soit prendre soit perdre de l’altitude en jouant avec les brûleurs. Comme les vents sont différents selon l’altitude, on finit généralement par trouver celui qui souffle dans la bonne direction.

L’atterrissage

pliage d'enveloppe de montgolfière

Comme on ne contrôle pas totalement la direction dans laquelle on va, le lieu d’atterrissage est la plupart du temps différent du lieu de décollage. C’est l’aérostier qui choisit le terrain où il va atterrir à peu près dans les mêmes critères que celui utilisé pour décoller.

Lorsque l’atterrissage va effectivement avoir lieu, le pilote demande à ses passagers de s’accroupir pour amortir le choc. Les aéronautes les plus expérimentés arrivent à poser la nacelle tout en douceur lorsque les conditions le permettent. Les autres font comme ils peuvent 😉.

Il faut ensuite procéder au dégonflage de l’enveloppe en actionnant la soupape, puis au pliage de l’enveloppe. Le véhicule suiveur est heureusement là pour ramener le matériel et les passagers à la maison.

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